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Production Maintenance n°71

ACTUALITÉS EN BREF

ACTUALITÉS EN BREF Mercateam lève 1,2 M€ pour digitaliser l’industrie française L’éditeur de logiciel de gestion de planning et de formation opérationnelle vient de boucler sa première levée de fonds souscrite par ISAI, via son fonds super angel, Kima, le fonds de Xavier Niel, Notus Technologie et de business angels industriels. Le montant s’élève à 1,2 million d’euros. La start-up récemment créée pendant le premier confinement, en avril dernier, par Adrien Laurentin et Kévin Rouvière, entend « révolutionner l’industrie française grâce à l’intelligence artificielle » ● Keyprod reçoit le prix du projet High-Tech des IoT Awards 2020 Lors du salon IoT World, la solution de suivi de production Keyprod, filiale digitale de JPB Système, et plus particulièrement son boîtier IoT Keynetic, ont été récompensés dans la catégorie High-Tech des IoT Awards 2020. Cette solution permet d’interpréter les vibrations machine pour en définir sa productivité. Le boîtier « made in France » a su convaincre le jury et a valu à l’entreprise Keyprod la première reconnaissance importante de sa jeune histoire ● Une étude inédite pour valoriser une filière d’avenir Cet automne, Mecateamcluster a révélé les résultats, les enseignements et les pistes d’action d’une nouvelle étude menée sur les besoins en RH de la maintenance dans le secteur ferroviaire. Compte-tenu du contexte sanitaire, cette restitution a été organisée sous la forme de trois visio-conférences – les 13 octobre, 17 novembre et 8 décembre. Elles sont animées par Jean-Jacques Enrich et Valérie Stivala (Valouy Conseil), producteurs de l’étude sous la supervision de Frédéric Debleds, directeur de Mecateamcluster ● ENQUÊTE Lancement d’une enquête de conjoncture dans la maintenance industrielle en France D aDans cette période inédite ou beaucoup de décideurs manquent de visibilité, l’Observatoire Réseau Maintenance de l’association française des ingénieurs et responsables de maintenance (Afim) lance une enquête de conjoncture pour apporter une vision sectorielle de l’activité en maintenance industrielle en France métropolitaine. Cette enquête s’adresse aux décideurs maintenance et/ou travaux neufs d’entreprises industrielles (donneurs d’ordres) qui pilotent ce périmètre d’activités à l’échelle d’un département maintenance, d’un site (usine ou atelier) ou d’un groupe de sites (plusieurs usines). Celle-ci ne concerne pas les prestataires de services à l’industrie qui peuvent intervenir pour le compte d’entreprises tierces. La synthèse sera dévoilée lors du prochain numéro de Production Maintenance à paraître en début d’année 2021. Pour tout renseignement complémentaire, contacter Jean- Jacques Enrich (société Valouy Conseil), responsable de l’observatoire au : 06 63 91 63 00 EN SAVOIR PLUS > https://forms.gle/9bkhBgSvwsF2BiBA7 CESSION Engie veut vendre Endel, sa filiale maintenance Évolution du taux d’utilisation des capacités de production dans l’industrie manufacturière en 2018 (%) - source Valouy Conseil ou par email : jjenrich@afim.asso.fr ● Il n’y a pas que Veolia qui agite la sphère Engie. Endel, la filiale dédiée à la maintenance industrielle et tertiaire du géant de l’énergie, est à vendre. Cette opération, qui concerne une entité employant pas moins de 6 000 personnes dans l’Hexagone, entrera dans le cadre de son projet de cession d’actifs estimés à 8 milliards d’euros et, plus globalement, de recentrage d’activités de l’industriel. Le groupe Engie et sa branche efficacité énergétique – Engie Solutions, entité qui a vu le jour cette année – entend faire preuve de vigilance maximale quant au repreneur et à ses intentions. Une exigence qui devrait peser sur un déroulement rapide de la procédure. Deux entités, CNN MCO pour le maintien en condition opérationnelle de navires et Pierre Guérin, spécialiste de l’agroalimentaire et de la pharmacie récemment acquis par le groupe de Courbevoie ne sont visiblement pas concernées par l’opération qui devrait durer plusieurs mois ● 6ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°71 • octobre-novembre-décembre 2020

ACTUALITÉS AVIS D’EXPERT Apport de 6 Sigma de la méthode Maxer et de la Maintenance 4.0 dans la T.P.M. La total productive maintenance (TPM) est démarche performante mais qui répond à des exigences fortes dans sa mise en œuvre. Intervenant sur le Sepem Colmar, à l’occasion d’une conférence sur le sujet le mardi 17 novembre à 11h30, Jean-Paul Souris revient sur la nécessité d’identifier les causes premières afin de mieux fiabiliser les équipements. La maintenance a peu évolué ces dernières années, dans ses méthodes, sauf avec certaines démarches plutôt administratives que méthodologiques : • L’évolution de la certification ISO 9000 version 2000 qui apporte une approche du « produit »de la Maintenance par les processus • Les certifications MASE pour les prestataires de services en maintenance • L’évolution des organisations et de la répartition des responsabilités par la T.P.M. • L’optimisation des méthodes d’élaboration et d’optimisation du plan de maintenance par la M.B.F • L’évolution technologique des outils d’investigation non destructifs (vibration, infrarouge, analyse des huiles, mesures d’épaisseurs et des fuites par ultra-sons...) avant la maintenance 4.0 • L’application de méthodes classiques de résolution de problèmes venant de la qualité (5 Pourquoi, QRQC, A3, 8D...) • L’apparition d’outils d’aides à la décision sur la gestion du patrimoine, le choix des pièces de rechange par rapport au risque industriel (Asset Management avec l’ISO 55000) • Etc. MAIS OÙ SONT LES INNOVATIONS MAJEURES ? Pour la T.P.M., les faits majeurs ont été l’apport d’outils et méthodes du Lean Manufacturing comme les 5S et le management visuel ainsi que l’implication des opérateurs dans le premier niveau de la maintenance avec la délégation d’une responsabilité en production. Le reste ne sont que des actions de maintenance classiques. L’organisation de la maintenance, telle qu’elle est connue aujourd’hui, reste dans les classiques connus depuis de très nombreuses années, centralisées, décentralisées, externalisées avec un mixte de tout cela au gré des avis des uns et des autres. LA T.P.M. La T.P.M. repose sur quatre piliers principaux, mis à jour récemment au Japon : • La maintenance autonome (Jishu-Hozen) • Les améliorations ciblées (Kobetsu-Kaizen) • La maintenance planifiée (Keikatu-Hozen) • La qualité en maintenance (Quality-Hozen) OBJECTIFS ET REMARQUES SUR LA MISE EN ŒUVRE D’UN PROGRAMME T.P.M. • La T.P.M. est l’assainissement de l’entreprise • Le chef d’entreprise doit connaître précisément la démarche et y croire • Les changements induits demandent du temps • L’encadrement doit être prioritairement formé • La participation volontaire du personnel doit-être respectée LES FAIBLESSES DE LA T.P.M. La T.P.M. date des années 70. Depuis, de nombreuses approches innovantes sont apparues et pourraient, voire devraient, booster la démarche pour une meilleure efficacité globale. Il faut savoir en tenir compte, car des méthodes conçues dans des années où l’automatisation et la Robotisation n’étaient pas au niveau actuel, ne sont peut-être plus d’actualités avec la maintenance 4.0. Ne sont pas prises en compte actuellement les démarches suivantes dans la T.P.M. : L’application des principes de la variabilité aux processus de la maintenance, et la culture des statistiques (par exemple les indicateurs utilisés, comme les moyennes, PRODUCTION MAINTENANCE • N°71 • octobre-novembre-décembre 2020 ı7

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