Views
3 years ago

Production Maintenance n°64

  • Text
  • Maintenance
  • Gmao
  • Graissage
  • Ainsi
  • Solutions
  • Technologies
  • Faire
  • Niveau
  • Logiciel
  • Afin
Ma maintenance 4.0. un vrai projet d'entreprise !

technologies

technologies technologies Maintenance préventive Mézyan Djebbara Ingénieur commercial au sein de la société dB Vib Instrumentation Chasser les décharges partielles électriques sur les installations de moyenne et haute tension Ingénieur commercial au sein de la société dB Vib Instrumentation, Mézyan Djebbara nous explique dans cet avis d’expert comment lutter contre les décharges partielles grâce à des techniques de détection non destructives. Ces moyens s’intègrent d’ailleurs de plus en plus dans la maintenance connectée. En pratique, il s’agit de décharges électriques localisées qui court-circuitent partiellement l’intervalle isolant séparant des conducteurs. Leur activité mène à une dégradation accélérée de l’isolation, quelle que soit sa nature. La décharge partielle de surface Celle-ci découle de l’effet « corona », nom de la couronne d’ozone créée par l’ionisation de l’air autour du composant considéré. Ce phénomène se produit lors d’une dégradation ou d’une rupture d’isolation. L’électricité trouve alors un chemin plus court vers un potentiel différent via l’air ionisé (ozone). Ce type de décharge, fréquent sur les têtes de câbles et autres éléments des cellules HT, laisse parfois des « traces » visibles. Peut-on détecter les décharges partielles avant qu’il ne soit trop tard ? La réponse est oui. Le phénomène est accompagné d’émission de lumière, de chaleur, d’odeurs, d’effets électromagnétiques et de bruit. La lumière et les odeurs sont difficilement quantifiables. La chaleur pourrait être détectée par thermographie infrarouge, mais l’inspection des cellules HT sous tension n’est pas autorisée. L’ouverture d’une cellule HT fait obligatoirement l’objet d’une consignation, et donc d’une coupure d’alimentation. Les effets électromagnétiques et le bruit sont donc les uniques signaux caractéristiques des décharges partielles permettant de les détecter. Dans l’industrie, l’énergie électrique est l’élément dont la fiabilité est essentielle pour tenir le calendrier de production. Pour preuve, tout contrat de fourniture d’énergie est susceptible de comporter des accords sur les niveaux de service concernant la distribution, les niveaux de stock et les pénalités éventuelles. L’électricité est le nec plus ultra dans la catégorie des fournitures à délivrer « juste à temps » : difficile à stocker, elle est livrée sur site en fonction des besoins et, en cas de défaillance, celle-ci met à mal tous les efforts de production. Privée de son réseau électrique moyenne et haute tension, une usine peut se voir paralysée. L’énergie électrique constitue donc une priorité majeure dans la gestion des risques critiques. « La cause principale de dégradation des installations est identifiée comme étant l’activité de décharges partielles, interne ou de surface » Le réseau haute tension, les câbles et les équipements de commutation sont constitués d’éléments clés se détériorant lentement avec le temps, jusqu’à remplacement ou déficience. Il existe cependant un moyen efficace d’identifier les éléments présentant des risques de défaillance : la détection et le suivi des décharges partielles électriques. Phénomène méconnu, il est la signature microscopique, ultrasonique et électromagnétique d’une rupture d’isolation. Sa surveillance permet d’avertir rapidement des défaillances du réseau moyenne et haute tension. Il s’agit du descripteur le plus approprié à l’état d’une installation électrique. La décharge partielle interne Celle-ci se produit lorsqu’un vide se crée dans l’isolation. Cette décharge partielle est régulièrement détectée dans les câbles de réseaux HT, dans les isolateurs et parafoudre. Les conséquences peuvent alors être couteuses ; en effet, suite à l’incident, il est difficile de détecter et localiser rapidement la partie du câble à l’origine de la défaillance. Quelles sont les techniques de détection des décharges partielle ? Lors d’une décharge partielle, les électrons sont déplacés et se frictionnent pour engendrer des ultrasons. Ces ultrasons sont détectables dans l’air, seulement si la cellule n’est pas étanche. Dans le cas d’une cellule étanche, les ondes sonores se propagent dans le solide et sont détectables en utilisant une sonde ultrasonore de contact, placée sur l’enveloppe de la cellule. Les appareils de détection ultrasonore permettent de convertir ces ultrasons en sons audibles. Le bruit peut alors être quantifié pour évaluer la criticité. 40ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°64 • février-mars 2019 PRODUCTION MAINTENANCE • N°64 • février-mars 2019 ı41

Production Maintenance - Découvrez la revue en version digitale

Découvrez la revue en version digitale sur votre mobile

Pour vous abonner, joindre la rédaction, communiquer dans la revue ou simplement avoir plus d'informations sur votre métier, rendez-vous sur notre site internet :

www.production-maintenance.com