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1 year ago

Production Maintenance n°39

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Dossier spécial GMAO : les outils de la maintenance de demain

Hygiène – Santé –

Hygiène – Santé – Sécurité vitesse dans le tuyau principal était inférieure à 0,7 m/s (voir la figure 5). Poches et fissures Aucune règle ne permet d’aborder la profondeur des poches et fissures. La figure 6 illustre une fissure communément rencontrée dans les systèmes pharmaceutiques. De nombreuses sources de référence précisent que, lorsque cela est possible, les fissures doivent être évitées ou éliminées, précision de peu de poids lorsqu’on sait qu’une fissure s’apparente à un volume mort présentant une mesure L/D de 50–100 et qu’un volume mort normal ne doit pas dépasser une mesure L/D de deux, voire trois dans certains cas. D’après Haga et al., il est impossible de déterminer la vitesse requise pour le nettoyage d’une fissure. Les poches et fissures ne doivent donc pas exister dans les systèmes pharmaceutiques, car elles constituent un risque de contamination majeur. Poches d’air Les poches d’air peuvent être décrites comme des volumes morts ou fissures renversés (voir la figure 7). Bien que les résidus ne s’accumulent pas dans la poche d’air, ils adhèrent à sa surface. Il est difficile d’évacuer l’air de ces poches lors du processus de nettoyage, ce qui signifie que le liquide de nettoyage est incapable d’atteindre le haut de la poche d’air, et donc de la nettoyer. Les poches d’air doivent donc être éliminées, car elles constituent un risque élevé de contamination. Finition de surface La finition de surface est souvent considérée comme un facteur de mesure de sa propreté. En règle générale, on peut dire que plus une surface est lisse, plus elle est propre et facile à nettoyer. Mais cette règle est, bien sûr, sujette à discussion. Une étude de 2003 réalisée par Hilbert testait l’adhérence des bactéries à différentes surfaces et la capacité de nettoyage de ces surfaces (2). Les surfaces polies électrolytiquement à 0,1 µm jusqu’aux surfaces polies mécaniquement à 0,8 µm ne présentaient pas de différences en DR DR DR figure 5 figure 6 figure 7 termes d’adhérence ou de capacité de nettoyage. La raison principale est la taille relativement importante des bactéries individuelles par rapport à la taille limitée des imperfections de surface. Tant que la finition de surface demeure inférieure à une valeur de 0,8–1,0 µm, la taille des bactéries est trop importante pour leur permettre de s’accrocher aux imperfections de surface. Dans une autre étude, toutefois! , Riedewald a pu démontrer que, lorsque des bactéries s’accumulent dans un biofilm, l’adhérence et la capacité de nettoyage dépendent de la finition de surface (3). Les biofilms adhèrent difficilement aux surfaces lisses et sont donc faciles à détacher. La même règle s’applique aux autres résidus collants. Une étude réalisée par l’Institute of Technology de Kolding, Danemark, a testé la capacité de net - toyage de surfaces incrustées d’une solution de yogourt séchée au four (4). Cette étude démontre clairement qu’une sur - face présentant une valeur de finition faible est plus facile à nettoyer qu’une surface présentant une valeur de finition élevée. Les surfaces testées présentaient une valeur de finition comprise entre 0,15 et 2,4 µm. Les surfaces polies électrolytiquement sont également plus faciles à nettoyer que les surfaces polies mécaniquement, ces dernières étant plus faciles à nettoyer que les surfaces décapées. Le choix d’un équipement correctement conçu permet d’éviter les erreurs susmentionnées et d’obtenir plus facilement un nettoyage à la fois fiable et rentable. Plus l’action appliquée aux surfaces en contact avec le produit est intense, plus le nettoyage du système est aisé, fiable et rapide ■ Per-Åke Ohlsson Directeur général du département Market Unit Pharma & Personal Care chez Alfa Laval Références 1. R. Haga et al., Pharm. Eng. 17 (5), 8–21 (1997). 2. L.R. Hilbert et al., Int. Biodeterior. Biodegradation 52 (3), 175–185 (2003). 3. F. Riedewald, PDA J. Pharm. Sci. Technol. 60 (3), 164–171 (2006). 4. D. Bagge-Rawn, Microbial Adhesion and Biofilm Formation in the Food Processing Industry (Technical University of Denmark, Kolding, Denmark, 2007). PRODUCTION MAINTENANCE ➤ OCTOBRE, NOVEMBRE, DÉCEMBRE 2012 ➤ PAGE 70

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