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Production Maintenance n°33

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Le point sur la formation en sécurité pour les métiers de la maintenance

Dossier management

Dossier management parvenaient pas à suivre les défaillances qui survenaient sur les petits équipements ». Mais à cela s’ajoute un aspect, plus humain celui-ci : « la valeur du respect ». En d’autres termes, il s’agit de veiller à faire progresser les personnes, en particulier les opérateurs de production. « La Total Productive Maintenance doit permettre à l’opérateur de s’approprier entièrement sa machine, ses équipements et de les rendre les plus efficaces possible ; car la TPM c’est aussi un dialogue entre la production et la maintenance ». François Hénin, responsable maintenance de l’usine Toyota de Valenciennes. Par ailleurs, l’un des problèmes était lié à la géométrie de certaines pièces, provoqué par de nombreuses dérives sur les petits équipements. L’idée est, dans ce cas précis, d’intervenir bien en amont des grosses pannes : il convient de simplifier l’équipement afin d’en faciliter la maintenance, le changement de pièces ou le contrôle de l’équipement luimême ; « mais il faut également sensibiliser l’opérateur à la fiabilité et aux différents risques de défaillance de la machine comme l’apparition de fuites d’air par exemple ». Un échange de bonnes pratiques s’effectue aussi via la TPM et en procédant à la pratique du Kaizen sur l’équipement. Attention toutefois, cette démarche ne peut fonctionner que si le management s’y intéresse. Il est donc utile de procéder à un audit en compagnie et en collaboration avec les opérateurs, puis augmenter le niveau d’exigence petit à petit. Hebdomadaire, cet audit s’inscrit dans l’exer- DR DR DR DR cice du top management et dans une démarche d’accompagnement. Il est censé montrer à l’opérateur tout ce qu’il doit voir et savoir sur son équipement. S’intéresser davantage aux personnes qu’aux machines « Selon moi, la Total Productive Maintenance doit permettre à l’opérateur de s’approprier entièrement sa machine, ses équipements et de les rendre les plus efficaces possible ; car la TPM c’est aussi un dialogue entre la production et la maintenance ». En somme, cette méthode a pour finalité de rapprocher ces deux métiers clés de l’usine. Mais il reste toutefois quelques points à améliorer ; « nous cherchons avant tout à standardiser certaines bonnes pratiques. De plus, nous exprimons clairement la volonté de faire de la TPM un outil destiné à valoriser le progrès des opérateurs à travers une procédure d’évaluation annuelle. Cette évaluation passe par le biais d’un entretien, par lequel l’opérateur a la possibilité d’obtenir une certaine reconnaissance de son travail. » Mais François Hénin ne compte pas s’arrêter là et entend bien faire appliquer la TPM au sein de l’atelier de montage. Une sorte de défi que se donne le patron de la maintenance de l’usine de Valenciennes dans la mesure où cette partie du site s’avère moins technique que les autres activités précédemment citées ; « on arrive donc moins facilement à intéresser les opérateurs et les techniciens du fait qu’ils s’impliquent déjà beaucoup dans la qualité ». En matière de bonnes pratiques à adopter, il convient de procéder à une implication double, c’est-à-dire qui concerne à la fois le personnel de production et le personnel de maintenance, de manière à appliquer la méthode TPM dans un esprit sain. Il faut également se donner des challenges aux niveaux de la qualité et des équipements, sans oublier toutefois qu’il faut davantage s’intéresser aux personnes qu’aux machines. « Car la TPM est un excellent vecteur à la fois de progrès et de motivation de l’opérateur. C’est pourquoi il paraît logique d’impliquer d’abord la personne, laquelle va naturellement s’intéresser à sa machine » ■ Michaël Levy PRODUCTION MAINTENANCE ➤ AVRIL, MAI, JUIN 2011 ➤ PAGE 47

Transmissions - étanchéité - roulements SKF SIGNE UN IMPORTANT CONTRAT AVEC GOLDWIND SKF a signé un contrat d’environ 500 millions de couronnes suédoises avec Goldwind, l’un des plus grands fabricants chinois d’éoliennes. Cette commande est la plus importante jamais obtenue par SKF dans le secteur de l’énergie éolienne. Goldwind a choisi le roulement Nautilus de l’arbre lent développé par SKF afin d’optimiser les performances et la fiabilité de leur nouvelle turbine de 2,5 MW à entraînement direct. Les roulements Nautilus de SKF seront livrés courant 2011 et au premier trimestre 2012. Les deux sociétés sont déjà partenaires depuis 2006. En 2010, SKF s’était également vu attribuer le prix de « Meilleur fournisseur » par Goldwind. POWER-TECHS RALLIE LE GROUPE SUPRATEC Dans un objectif de développement, la société Power-Techs rejoint le groupe Supratec. Cette alliance apporte une nouvelle compétence au groupe, complétant ainsi son offre pour une solution globale proposée aux clients. Dans ce cadre, Power-Techs renforce son équipe : un service commercial sédentaire et une équipe de maintenance nationale. Cette équipe s’installe sur le nouveau site du groupe Supratec de Mions au sud de Lyon. Sur ce site de 1 600 m 2 se trouvent regroupés les services commerciaux, le bureau d’étude, l’atelier de maintenance, ainsi que le magasin.Grâce à sa surface financière, le groupe Supratec met à disposition de la clientèle un stock important de machines et pièces de rechange. AURÉLIEN PASCHAL, NOUVEAU CHEF DES MARCHÉS CYCLE DE L’EAU ET INDUSTRIE DE SALMSON Âgé de 35 ans, diplômé Ingénieur, en section mécanique/électricité, de l’École spéciale des travaux publics (ESTP) de Paris, d’un MBA en gestion des entreprises de l’université de Laval au Québec, complété par des formations en marketing de l’Essec et de la Cnam, Aurélien Paschal a intégré Salmson début 2011. Il sera chargé d’aider à développer la communication, les outils de vente, les programmes clients, gérer les actions de marketing et élaborer des stratégies commerciales, anticiper les tendances et les évolutions des marchés Industrie et Cycle de l’eau, définir et positionner des gammes de produits constituent la trame des missions. La mécatronique parmi les « Technologies clés de 2015 » Le ministère de l’Industrie a présenté les conclusions de sa nouvelle étude sur les Technologies à soutenir ou développer en France pour renforcer la compétitivité et le positionnement concurrentiel des entreprises du pays. Cette enquête, la quatrième du genre, réalisée entre janvier et octobre 2010, présente 85 technologies clés qui trouvent leurs applications dans sept secteurs économiques. Parmi elles, la mécatronique, jugée par l’étude « comme étant particulièrement clé pour améliorer la compétitivité de la filière transport en France ». Selon le document, la mécatronique représenterait aujourd’hui en France un volume de production global de 4,3 Md€ pour un effectif de 28 200 personnes. 62 % de ce chiffre d’affaires étant réalisé à l’export. Les atouts de la filière : une communauté structurée – ou du moins se structurant –, Organisé en partenariat avec le syndicat professionnel Artema dans le cadre du comité Programme « Transmissions et Roulements « et des commissions professionnelles représentatives de ces secteurs, cette seconde journée menée par le Cetim abordera tous les aspects du cycle de vie des composants. Au cours de cette manifestation seront également présentées les récentes évolutions réglementaires en matière d’environnement. le nombre de formations en hausse et une initiative de normalisation. Certaines faiblesses apparaissent en revanche et font état de la frilosité de certains industriels liée aux problématiques de complexité, de fiabilité et de sûreté de fonctionnement. De même, la mécatronique doit s’appuyer sur la compétitivité de la filière transport et le nombre d’applications croissant. De son côté, le ministère recommande à la filière de développer l’offre de formation (en particulier l’offre de formation continue) et de soutenir les projets de recherche appliquée et collaborative sur la sûreté de fonctionnement, les méthodes et les outils de conception ainsi que les micromachines de production. Enfin, il recommande de maintenir l’investissement (le leadership) de la France dans les travaux de normalisation ■ ➟ www.industrie.gouv.fr/tc2015/ Les résultats des actions professionnelles Transmissions et roulements le 24 mai 2011 à Senlis Côté technologique, les nouvelles solutions disponibles dans les domaines des procédés de fabrication, des capteurs et des techniques de contrôle non destructif seront présentées. L’objectif des travaux réalisés est à la fois d’offrir un appui aux industriels pour le respect des contraintes réglementaires, d’anticiper les attentes des marchés et de les accompagner dans leur démarche d’innovation technologique ■ ➟ www.cetim.fr PRODUCTION MAINTENANCE ➤ AVRIL, MAI, JUIN 2011 ➤ PAGE 48

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