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Production Maintenance n°33

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Le point sur la formation en sécurité pour les métiers de la maintenance

Dossier technologies DR

Dossier technologies DR automate à un nombre de plus en plus important de petits modules qui agissent indépendamment les uns des autres. C’est le même principe qu’a connu la vision industrielle depuis les années 2000 ; celleci est en effet passée d’un contrôle final avec de nombreuses caméras où il était décidé de garder ou d’éjecter le produit final, à « des caméras réparties sur toute la ligne, avec l’avantage de détecter le défaut éventuel au plus près de la valeur ajoutée du produit, avec en plus l’avantage de simplifier la programmation et la maintenance des systèmes de vision. permettent d’informer les opérateurs de maintenance du problème avant même que ce dernier entraîne une éjection de produits défectueux. « Concrètement, l’opérateur peut recevoir un SMS et se rendre sur la ligne en question pour voir pourquoi il y a eu une dégradation, même si la machine tourne toujours ». Contrôler les dérives, c’est aussi vérifier que les pièces assemblées sont conformes. Une société espagnole dans le secteur automobile était en effet confrontée à une problématique bien particulière. « Nous devions vérifier que le jeu et l’affleurement des pièces de carrosserie assemblées, par exemple que les portes étaient assemblées de manière bien droites et dans le même axe par rapport au châssis. Ce contrôle est déterminant pour éviter les problèmes d’étanchéité, de sonorité et de mauvaise fermeture des portes ». Nous avons donc mis en place un contrôle dimensionnel utilisant la technologie de vision industrielle; « par ailleurs, un contrôle statistique indiquant les points défaillants permet en cas de problème d’assemblage de savoir quel robot de soudage est plus particulièrement défaillant ». Autre cas, celui d’une entreprise cliente pour qui la vision sert à contrôler les points de soudure du châssis. De nouveau, la moindre défaillance peut s’avérer dangereuse. Ainsi, ces systèmes sont chargés de contrôler la qualité de chaque point de soudure ; « le système installé permet de détecter de quel robot viennent ces anomalies de manière à faire de la maintenance préventive et à corriger les défauts bien en amont de la ligne ». C’est également le cas pour le contrôle dimensionnel, où le fabricant peut paramétrer séparément ses seuils d’acceptation mais également des seuils d’alertes qui pourront détecter d’éventuelles dérives dans la fabrication des produits avant l’éjection des produits défectueux ■ Olivier Guillon Mieux contrôler les dérives Autre aspect, celui de la maintenance préventive, pour les entreprises de marquage par exemple, en particulier dans l’industrie pharmaceutique où les industriels doivent relire les numéros de lot, dates de péremption et, depuis le 1 er janvier 2011, les codes Datamatrix présents sur les étuis. Car le problème pour le fabricant se pose au niveau des taux de rejet. Certaines lignes pouvant évoluer à plus de 400 coups/min, un contrôle de ce marquage mal optimisé amènera rapidement plusieurs centaines voire plusieurs milliers de produits à être éjectés. L’alternative : un système capable de relire l’information, mais également de surveiller la qualité du marquage de manière à contrôler les dérives. L’idée est de détecter lorsqu’un système n’agit pas -ou plutôt n’agit plus- dans des conditions optimales. Ces contrôles de dérives Un lecteur à codes à barres capable de lire 1 000 images / seconde L’Américain Cognex (CA 2010 : 291 M$), spécialiste de la vision industrielle depuis près de 30 ans, s’intéresse depuis quelques années au marché de l’identification ; « Cognex propose depuis l’origine des solutions de relecture de codes et de caractères, mais c’est surtout depuis trois ou quatre ans que nos investissements dans ce secteur sont devenus très conséquents », confirme Olivier Ferraille. À un point tel que le groupe Cognex n’a pas hésité à investir pas moins de 10 millions de dollars en trois ans pour développer son nouveau lecteur de codes à barres imageur, le DataMan 500. Alors que les technologies laser présentent – dans l’industrie du moins, où les cadences sont nettement plus rapides que dans les passages en caisses de supermarchés – des limites quant au balayage et la lecture du code (soumise à multiples conditions), l’imageur – c’est-à-dire le lecteur de codes basé sur l’image – a l’avantage de lire, avec une utilisation semblable à celle d’un appareil-photo, des codes à barres détériorés, défectueux ou mal imprimés, et ce en le passant simplement, dans n’importe quelle position, sous le lecteur. D’autres avantages, notamment pour les agents de maintenance Mais ce n’est pas tout puisque le DataMan 500, grâce à sa technologie à objectif liquide, sa vitesse atteignant la lecture de 1 000 images / seconde et sa possibilité de visualiser des codes à la fois lus et non-lus, présente l’avantage d’élargir la distance focale, de lire des codes à barres 1D et 2D, de traiter jusqu’à 90 codes par seconde et d’obtenir un grading en ligne. Ce “grading” permettra aux agents de maintenance de voir en temps réel la qualité du code en ligne et de mettre en œuvre, en cas de défaillance, des mesures de maintenance préventive. PRODUCTION MAINTENANCE ➤ AVRIL, MAI, JUIN 2011 ➤ PAGE 36

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