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Production Maintenance n°33

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Le point sur la formation en sécurité pour les métiers de la maintenance

Dossier technologies

Dossier technologies navires. En application depuis quatre ans, ce partenariat vise à intervenir sur pas moins de 4 000 pièces chaque année. Quant aux capteurs filaires, ils ne sont tout simplement pas utilisables sur des machines tournantes. Si un bon nombre de solutions concurrentes à la SAW existent aujourd’hui sur le marché des capteurs sans fil, celles-ci sont actives car elles embarquent des batteries. Elles s’avèrent donc moins résistantes aux températures élevées et aux chocs ; il convient de bien en vérifier les conditions d’utilisation. Il existe aussi des capteurs dotés de systèmes de récupération d’énergie capables d’alimenter le capteur. Une bonne alternative à condition que le système récupère assez d’énergie pour qu’il soit efficace ; par ailleurs, il s’agit de capteur plus gros, plus encombrants et de nature plus complexe. DR La technologie SAW présente bien des atouts mais des développements importants sont encore à venir pour pallier certaines lacunes comme la mesure à très haute température, allant de 600 à 800°C, et « Neuf à douze mesures échouaient chaque semaine, en raison des fortes températures ou des dommages physiques causés aux capteurs, aux câbles ou encore au conduit », se souvient Rob Kearney, directeur de la maintenance chez Northstar Bluescope Steel. idéalement pouvant atteindre la barre des 1 000° C. De même, la mesure à forte pression est encore impossible ; « il faudrait se pencher sur un autre concept DR de capteur pour pouvoir mesurer des pressions de 800 bars par exemple, tout en gardant la même technologie SAW ». Enfin, en termes de distance aussi, des évolutions sont attendues dans les prochaines années. À ce jour, les capteurs peuvent fonctionner jusqu’à trois mètres en espace libre (sans obstacle entre le capteur et le terminal), pour une utilisation en réalité souvent d’un mètre ■ Olivier Guillon PRODUCTION MAINTENANCE ➤ AVRIL, MAI, JUIN 2011 ➤ PAGE 31

Dossier technologies Systèmes Maintenance conditionnelle des machines complexes DR Les machines suivies en maintenance conditionnelle sont aujourd’hui de plus en plus complexes. Si les équipements standards comme les pompes ou les ventilateurs n’ont évidemment pas disparu des lignes de production, les machines à la cinématique particulière et aux conditions de fonctionnement variables – très présentes notamment dans l’éolien – impliquent une surveillance approfondie grâce aux technologies d’analyse vibratoire, électrique ou autres. L ’industrie papetière présente des machines simples et très complexes à la fois car il s’agit plutôt d’une multitude de machines élémentaires constituées d’un arbre guidé par des roulements mais qui tournent à des rythmes de plus en plus élevés. Autre cas complexe, celui des laminoirs dans l’industrie sidérurgique qui évoluent dans des environnements très sévères. Les conditions d’accès sont difficiles et les conditions de fonctionnement sont mal maîtrisées du fait des charges et des vitesses variables. Enfin, les groupes hydrauliques présentent à leur tour des contraintes dans la mesure où il s’agit essentiellement de cinématiques simples mais qui ont la particularité de dégager de fortes puissances tout en tournant à des vitesses lentes, de l’ordre de 300 tours / minutes. Les enjeux liés à la maintenance conditionnelle sont différents d’une industrie à l’autre : le secteur de la papeterie est confronté à des risques liés aux pertes de production, provoquées par exemple par la défaillance d’un composant. C’est à l’occasion d’arrêts planifiés qu’il faut mener des opérations de maintenance, « car l’heure d’arrêt de production peut se chiffrer à près de 10 000 euros », précise Patrick Labeyrie, responsable du département technique de la division industrie au sein de 01- dB Metravib (groupe Areva). Le domaine de l’éolien est quant à lui doublement tributaire des problèmes sur les machines ; le montant lié à la casse – non prévue – d’un réducteur peut atteindre jusqu’à 500 000 euros, du fait de la perte sèche de production, mais surtout des coûts très élevés des réparations. PRODUCTION MAINTENANCE ➤ AVRIL, MAI, JUIN 2011 ➤ PAGE 32

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