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Production Maintenance 74

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Le grand retour des salons Du MES à l’ERP en passant par la mesure et la prévention…

MANAGEMENT EN PRATIQUE

MANAGEMENT EN PRATIQUE Un guide pratique pour mieux marier ERP et MES L’éditeur de logiciel MES Astrée Software a lancé un guide téléchargeable en ligne afin de remettre un peu d’ordre dans l’idée qu’on se fait à la fois de l’ERP et du MES. Très clair, ce guide met également en avant des exemples concrets sur un sujet parfois encore flou pour les industriels. Données de production, éléments de nomenclature d’ordres de fabrication (OF), informations de consommation... autant d’éléments qui vont transiter en permanence entre l’ERP et le MES et permettre d’afficher la bonne information au bon moment. Mais la garantie de la qualité de ses échanges est liée à la pertinence des interfaces mises en place entre les deux systèmes. Afin de répondre à des interrogations croissantes de la part des industriels, certains éditeurs de MES mettent les bouchées doubles pour informer et sensibiliser leurs clients et prospects sur les avantages que procure un logiciel de « Manufacturing Execution System » (ou MES pour faire simple) ainsi que dans les bonnes pratiques à mettre en œuvre pour bien faire transiter les données remontant de l’atelier vers l’ERP. « Avant tout, il faut s’enlever de la tête qu’ERP = MES », rappelle Nicolas Stori, directeur général d’Astrée Software, éditeur stéphanois qui a justement publié un guide pratique intitulé ERP et MES, pour un partage de données fluide et efficace. Pour lui, « l’ERP ne peut pas tout faire. Mais avec le MES, ces deux outils sont indispensables pour alimenter et obtenir un système d’informations complet au niveau industriel. Toute la question est : comment marier les deux ? » d’autres termes, ce guide téléchargeable en ligne* décrit quels types de données sont concernés, indique comment définir son interface ERP (de manière fonctionnelle), donne des exemples concrets… « L’idée est aussi de démystifier ce type d’interface souvent vue comme compliquée et pénible à utiliser », ajoute Nicolas Stori. Selon le dirigeant d’Astrée Software, « la réalité met l’ERP sur un piédestal alors que l’ERP revient à digitaliser sans savoir ce qui se passe précisément dans l’atelier ; c’est pourquoi nombre d’entreprises s’aperçoivent finalement qu’elles ont besoin d’un MES alors même que l’éditeur d’ERP leur avait dit qu’elles disposeraient de toutes Écran Aquiweb de validation des données à exporter permettant au responsable de contrôler que les données sont conformes avant d’impacter l’ERP Sylob RENFORCER L’USAGE DE L’ERP GRÂCE AU MES Avant toute chose, l’objectif n’est pas évidemment pas de dupliquer les données mais bien d’apporter à l’ERP les informations exactes issues de l’atelier, de l’informer de tout ce qui s’y passe. « L’ERP a besoin d’être nourri en permanence, soit manuellement (peu pratique), soit en automatique, de manière fluide et en temps réel ; c’est précisément ce qu’apporte le MES ; avec lui, l’ERP va prendre toute sa force ». Le guide pratique récemment édité par Astrée Software est justement là pour expliquer tout cela et comment on doit s’y prendre. En 48ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°74 • août - septembre - octobre 2021

« Avec le MES, on n’est plus dans la simple déclaration mais dans la donnée réelle, jusqu’au contrôle qualité... et tout est remonté en automatique » les fonctions nécessaires. C’est le cas d’un de nos clients qui, une fois avoir installé son outil ERP a constaté qu’il manquait tout le côté atelier ; or il n’a pas pu obtenir la vision de l’usine qu’il attendait, ni en améliorer la performance ». Car l’ERP intègre bien toutes les fonctionnalités de type « suivi de production », « planification des interventions de maintenance », « gestion de la traçabilité » ou de la « qualité »… peu importe si elles sont théoriques ou bien réelles. Le MES en revanche, apportera de la précision et de l’exactitude car au moment du lancement de l’OF, tout est enregistré. « On n’est plus dans la simple déclaration mais dans la donnée réelle, jusqu’au contrôle qualité… et tout est remonté en automatique ». QUELQUES PRATIQUES À ADOPTER En matière de bonnes pratiques, le guide revient par exemple sur la nécessité de bien déterminer en amont le paramètre fonctionnel de l’interfaçage entre l’ERP et le MES. En d’autres termes, cette étape revient à décider si l’on doit plutôt digitaliser uniquement les OF, si l’on souhaite suivre la production en temps réel, si l’on doit intégrer la traçabilité etc. Sachant qu’en fonction de la taille de l’entreprise mais aussi de son secteur d’activité et des métiers, les besoins varient (assistance au poste et guidage de l’opérateur dans l’aéronautique, traçabilité et suivi de performances dans l’agroalimentaire, un peu tout dans l’usinage…). En matière de communication entre les deux outils, notons qu’il n’y a pas de règle ; certains comme SAP vont imposer leur modèle, d’autres se montreront plus souples. « L’important est d’avancer pas à pas, étape par étape. » Au niveau de l’intégration elle-même, deux cas de figure se présentent : soit l’industriel se met d’accord avec l’éditeur d’ERP qui va lui-même se charger de l’interfaçage, soit c’est l’éditeur de MES qui s’en charge ; ce dernier exportera alors les données de l’ERP et s’adaptera à son environnement au moment de l’intégration… « en deux ou trois jours maximum », promet Nicolas Stori. Une formalité…● Olivier Guillon * Cf. le site Web d’Astrée Software PRODUCTION MAINTENANCE • N°74 • août - septembre - octobre 2021 ı49

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